Targeting craving with ketamine treatment in substance use disorders : a systematic review and meta-analysis
Open MIND June 1, 2026 DOI: 10.71781/34775 via OpenAlex
Summary
AI-generated from the abstractSubstance use disorders affect about 2% of the global population and are marked by intense craving, a key predictor of relapse. Treatment options targeting craving are limited. A systematic review and meta-analysis of 11 randomized controlled trials examined the effect of ketamine, an NMDA receptor antagonist, on craving across different substance use disorders. Among nine studies (389 participants), ketamine significantly reduced craving compared to control (Hedges' g = 0.34; 95% CI: 0.09–0.59). Larger effects appeared in cocaine dependence, cue-induced craving paradigms, and acute assessments. Ketamine also increased the likelihood of abstinence (risk ratio = 1.95; 95% CI: 1.06–3.59) in four studies (152 participants). These findings suggest ketamine may reduce craving, but larger trials are needed to identify response moderators and clarify its long-term role.
Study at a glance
| Characteristics | Systematic review with meta-analysis Peer reviewed |
|---|---|
| Sample size | 389 |
| Population | People with substance use disorders |
| Intervention | Ketamine |
| Keywords | Craving Substance use Population Psychoactive substance Humanities |
| Key finding | Ketamine was associated with a significant reduction in craving compared to control across substance use disorders, and with increased likelihood of abstinence. |
Abstract
Les troubles liés à l’usage de substances (TUS) touchent environ 2 % de la population mondiale et sont associés à une morbidité importante ainsi qu’à un risque de rechute élevé. Les envies impérieuses (le craving), définies comme une envie intense de consommer une substance, constituent une caractéristique centrale et transdiagnostique des TUS et représentent un prédicteur clé de rechute. Les options thérapeutiques ayant un impact sur le craving demeurent limitées. La kétamine, un antagoniste des récepteurs glutaminergiques N-méthyl-D-aspartate (NMDA), a été proposée comme une intervention novatrice dans les TUS. Toutefois, les données concernant ses effets sur le craving demeurent hétérogènes. Nous avons réalisé une revue systématique avec méta-analyse d’essais contrôlés randomisés (ECR) visant à déterminer l’effet de la kétamine sur le craving dans différentes populations présentant un TUS. Huit bases de données et registres d’essais cliniques ont été recensés afin d’identifier les ECR évaluant la kétamine et rapportant des mesures de craving post-intervention. Des méta-analyses à effets aléatoires ont été réalisées à l’aide de la taille d’effet g de Hedges. Des analyses exploratoires ont examiné des modérateurs du craving, et les taux d’abstinence ont été analysés à l’aide de rapports de risque (RR). Onze ECR ont été inclus. Parmi neuf études (N=389), la kétamine était associée à une réduction significative du craving comparativement au groupe contrôle (g de Hedges=0,34 ; IC à 95 % : 0,09-0,59 ; p=0,01). Des effets plus importants ont été observés dans les études portant sur la dépendance à la cocaïne, dans les paradigmes de craving induit par des indices et lors d’évaluations dans une fenêtre temporelle aiguë. La kétamine était associée à une augmentation de la probabilité d’abstinence (RR=1,95 ; IC à 95 % : 1,06-3,59 ; p=0,03) dans quatre études (N=152). Dans l’ensemble, ces résultats suggèrent que la kétamine pourrait réduire le craving chez les personnes présentant un TUS. Toutefois, des essais de plus grande envergure sont nécessaires afin d’identifier les modérateurs de réponse et de préciser le rôle de la kétamine dans les stratégies de traitement à long terme des TUS.