L’ayahuasca et son ombre. L’apprentissage de la possession dans un centre chamanique d’Amazonie péruvienne
Journal de la Société des Américanistes January 1, 2018 DOI: 10.4000/jsa.16320 via OpenAlex
Summary
AI-generated from the abstractTakiwasi, an addiction treatment clinic and prominent shamanic center in the Peruvian Amazon, offers international participants retreats involving ritual emetic preparations, the psychoactive brew ayahuasca, jungle seclusion, talks, and group discussions. These activities lead participants to perceive themselves as influenced, attacked, or inhabited by usually invisible malevolent forces, with many reporting possession experiences during ayahuasca rituals. By tracing one participant's ritual journey, the author examines how participants adopt these possession motifs, their implications for symbolic identity reconstruction and collective formation, and questions the surprising role of possession within a treatment presented as shamanic.
Study at a glance
| Characteristics | Qualitative study Peer reviewed |
|---|---|
| Intervention | Ayahuasca |
| Topics | Ayahuasca |
| Keywords | Humanities Art Possession linguistics Sociology |
| Citations | 15 |
| Key finding | Participants in Takiwasi's shamanic treatment programs frequently report experiences of possession by malevolent forces during ayahuasca rituals, which facilitates symbolic identity reconstruction and collective formation. |
Abstract
Takiwasi est à la fois une clinique de traitement des addictions et l’un des principaux « centres chamaniques » d’Amazonie péruvienne. Chaque année, une clientèle internationale participe à des stages impliquant l’usage ritualisé de préparations émétiques, du breuvage psychotrope ayahuasca ainsi que des retraites dans la jungle, des conférences et des groupes de parole. Les activités proposées semblent conduire ceux qui s’y prêtent à se percevoir comme influencés, attaqués et habités par des forces malveillantes habituellement invisibles. Nombre d’entre eux relatent par ailleurs des expériences de « possession » survenant au cours des rituels d’ayahuasca. L’auteur se propose, à partir de la description du parcours rituel d’une participante, d’éclairer les ressorts de l’appropriation de ces motifs ainsi que ses implications, à la fois en termes de recomposition symbolique de l’identité et de constitution des collectifs. La place surprenante occupée par la possession, dans une cure présentée comme « chamanique », est également interrogée.