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État des lieux de la recherche sur les capacités thérapeutiques des « substances hallucinogènes » au 21 e siècle

Christian Sueur

Psychotropes April 23, 2018 DOI: 10.3917/psyt.233.0125 via OpenAlex

Summary

AI-generated from the abstract

The therapeutic use of psychedelic substances began alongside the discovery of LSD and mescaline after World War II, initially for psychotherapy accompaniment, addiction treatment, and management of post-traumatic stress, resistant depression, obsessive and psychosomatic disorders, and end-of-life care. After medical use was banned in the 1960s, research halted except for a few experiments in the 1980s. Since 1994, clinical and neurobiological studies have resumed in most Western countries except France, focusing on addiction, psychotrauma, anxiety, depression, autism, and treatment-resistant schizophrenia, supported by foundations like MAPS and the Beckley Foundation.

Study at a glance

Characteristics Review Peer reviewed
Keywords Humanities Art Philosophy Political science
Citations 3
Key finding Psychedelic substances have a long history of therapeutic use, and research into their clinical applications has resumed in recent decades after a period of prohibition.

Abstract

L’utilisation thérapeutique des substances psychédéliques a été concomitante de la découverte du LSD et de la Mescaline après la Seconde Guerre mondiale. Ces utilisations thérapeutiques concernaient, à l’origine, essentiellement « l’accompagnement » des psychothérapies (thérapies psycholytiques), le traitement des addictions (alcool, puis opiacés) et, du fait de leurs capacités anxiolytiques et antidépressives, la prise en charge des troubles psychologiques post-traumatiques, les dépressions résistantes, les pathologies obsessionnelles et psychosomatiques (douleurs, migraines...) et l’accompagnement des fins de vie. Avec l’interdiction de l’utilisation médicale de ces substances durant les années 1960 (à la suite de leur classement dans les conventions internationales d’interdiction des stupéfiants), c’est également la recherche sur les activités neurophysiologiques et thérapeutiques qui furent stoppées. Quelques rares expérimentations ont été poursuivies durant les années 1980 (MDMA, ibogaïne), mais ce n’est que depuis 1994 (autorisation aux États-Unis de la reprise des traitements avec la MDMA en fin de vie, puis dans les PTSD) que les recherches ont repris dans la plupart des pays occidentaux, sauf en France. Dans le même temps, depuis la fin des années 1990, on assiste, dans le cadre de l’intérêt ethnographique pour le chamanisme, au retour d’une réflexion sur l’usage ancien des plantes psychédéliques. Aujourd’hui, de nombreuses Fondations scientifiques (MAPS, The Beckley Foundation, Heffter Research Institute...) et des Universités se consacrent à l’étude des effets thérapeutiques des substances psychédéliques, et des études cliniques et neurobiologiques reprennent progressivement. Les indications concernent la prise en charge des addictions, les traitements des troubles psychotraumatiques, en lien avec des psychothérapies, et tous les domaines relatifs à l’anxiété et à la dépression, ainsi que les états autistiques et les « schizophrénies résistantes » aux traitements classiques.

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