Champignons hallucinogènes d'Europe et des Amériques : mise au point mycologique et toxicologique
Régis Courtecuisse, Marc Deveaux
Annales de Toxicologie Analytique January 1, 2004 DOI: 10.1051/ata/2004024 via OpenAlex
Summary
AI-generated from the abstractRecreational use of hallucinogenic mushrooms is common in Europe and North America, while in Central America they are used for spiritual and religious purposes. The active indole compounds are psilocin and psilocybin. A few milligrams of psilocybin cause a classic hallucinogenic syndrome with depersonalization, euphoria, and dysphoria; treatment is symptomatic. Mycologists continually revise the list of species and their distribution across both continents; the genus Psilocybe is most important, followed by Panaeolus. Approximately 150 species are potentially hallucinogenic, based on 280 references. Proven human poisonings remain rare, and diagnosis is clinical.
Study at a glance
| Characteristics | Review Peer reviewed |
|---|---|
| Dose | a few milligrams of psilocybin |
| Keywords | Humanities Philosophy Chemistry |
| Citations | 7 |
| Key finding | Approximately 150 species of hallucinogenic mushrooms exist, with Psilocybe and Panaeolus being the most important genera; psilocin can be detected in urine at about 5 ng/mL for 2–3 days after ingestion. |
Abstract
L'usage récréatif des champignons hallucinogènes est maintenant bien établi, en Europe et en Amérique du Nord. En Amérique Centrale, ils sont également utilisés dans un but spirituel et religieux. Les principes actifs à noyau indolique sont la psilocine et la psilocybine. Le syndrome hallucinogène causé par quelques milligrammes de psilocybine est très classique, avec dépersonnalisation, euphorie et dysphorie. Le traitement est symptomatique. La liste des espèces concernées et leur répartition sur les deux continents sont constamment révisées de manière critique par les mycologues, et nous en présentons l'état actuel. Le genre Psilocybe est le plus important, suivi par le genre Panaeolus. Le nombre d'espèces potentiellement hallucinogènes avoisine 150 et nous en présentons une liste extensive s'appuyant sur 280 références bibliographiques. Les cas prouvés d'intoxication chez l'homme restent cependant très rares et le diagnostic est essentiellement clinique. La mise en évidence et le dosage de la psilocine dans le sang et l'urine sont maintenant parfaitement réalisables par des méthodes de chromatographie liquide et de chromatographie gazeuse couplée à un détecteur de masse. Les quelques cas décrits dans la littérature indiquent, pour la psilocine, des limites de quantification de l'ordre de 5 ng/mL dans l'urine. La détection dans l'urine peut se faire pendant les 2 ou 3 jours suivants une ingestion de champignons, et les prélèvements biologiques doivent être absolument protégés de l'oxydation.